F.A.T.
Je fais du 48, donc je suis "classée" dans une catégorie que l'on appelle plus communément " les grandes tailles ".
Je ne sais pas ce que je pensais, quand j'étais au collège. Je crois que c'était un peu ça. J'étais assez triste de ne pas pouvoir m'habiller comme toutes mes autres amies, parce que j'étais déjà beaucoup plus grosse que tous les autres.J'étais triste de ne pas rentrer dans la sacro-sainte norme, mes bourrelets et mon bidon dépassant de la case " conforme". Est-ce que je me suis fait insultée ? Je n'en ai pas le souvenir. Pourtant, j'avais une sainte horreur de la piscine (
Je me souviens que j'avais été une fois heurtée dans ma sensibilité quand un garçon avait été choqué (voire même dégoûté) de ne serait-ce qu'entrevoir mon décolleté. J'étais penchée, le décolleté baillait, il a poussé une exclamation choquée, et j'avais été blessée, vexée de voir que la dernière chose que je trouvais séduisante en moi, ne l'était justement pas.
Ah le collège. Période de joie, période cruelle. Je ne recommencerais les deux dernières années pour rien au monde.
Viendra le temps du lycée, le temps de la fac, le temps de l'acceptation.
Viendra le temps des tuniques, le temps des robes sur jambes nues, des collants, des corsets.
Viendra le temps du bien-être, le temps de la confiance, le temps de l'assurance.
Viendra le temps de la séduction ?
Question ouverte. Pour l'instant j'ai du mal. Peut-être que je suis aveugle aux regards des hommes.
J'ai l'impression qu'il manque quelque chose. Je cours après l'idéal vénal, le désir futile mais dévorant de faire mourir un homme de passion. De le faire brûler au bûcher de son désir pour moi.
Ai-je besoin de ça pour me réaliser ? Probablement que oui. Suis-je une fille futile ? Certainement.
J'essaie d'apprendre à seulement lire ce qu'il y a au fond de moi, et de ne plus chercher à déceler l'attrait aux fond des yeux des autres.
Le processus sera long. Après tout, je ne suis qu'une diva en apprentissage.

Magnifique article.
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